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Histoire

Le 15 avril 1867, Monseigneur Baillargeon rend hommage à la ténacité des fondateurs de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Neuville en signant un décret qui confirme sa fondation. Le territoire de la nouvelle entité est constitué d’anciennes portions des municipalités voisines de Cap-Santé, Saint-Basile et Neuville.

En 1870 et 1876, d’autres rangs se détachent de Cap-Santé, de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et de Neuville, et viennent élargir le territoire de la paroisse.

En novembre 1869, la construction de l’église s’achève de façon à accueillir les premiers fidèles aux offices religieux.

Quant au nom de la paroisse, Sainte-Jeanne-de-Neuville, il est relié aux origines du territoire qui recoupait une partie de l’ancienne Seigneurie de Neuville.

De tout temps, l’histoire de la paroisse a été marquée par l’essor des voies de communication. À une certaine époque, l’impact des ponts, sur le territoire de cette paroisse qui allait devenir Pont-Rouge, a été significatif.

Le pont Royal surplombant la rivière Jacques-Cartier, aujourd’hui appelé pont Déry, a dû être reconstruit à plusieurs reprises car le tablier du pont s’effondrait en raison de sa faible capacité de charge. Signalons que de 1812 à 1814, au moment de la guerre entre l’Angleterre et les États-Unis, les troupes et convois de munitions se rendant à Montréal auraient défilé sur le pont Royal. Dans les faits, ce pont a longtemps servi au transport de lourdes charges et au passage de diligences acheminant le courrier entre Montréal et Québec.

À cette époque, il fallait payer une redevance au poste de péage dont le bâtiment est devenu entretemps la maison Déry. C’est précisément ce poste de péage qui a mené à la construction d’un autre pont sur la rivière Jacques-Cartier, le pont rouge, où le passage était gratuit. Ce dernier, érigé au centre de la paroisse, relie d’est en ouest la rue Dupont. Soulignons que cette rue a été nommée ainsi, non pas à cause du nouveau pont, mais en l’honneur du curé Charles-François Dupont qui a pratiqué à Pont-Rouge de 1917 à 1933.

Chose certaine, la rivière a suscité, tout au long de l’histoire, un intérêt particulier. Comme l’écrivait le curé et écrivain Auguste-Honoré Gosselin, « ce qui donne l’attrait à la ville de Pont-Rouge, c’est cette belle et gracieuse nature, dont cette rivière Jacques-Cartier qui la traverse, pleine de vie et de mouvements ».

Pour sa part, l’économie de Pont-Rouge a connu un essor important à la suite de la construction en 1874, d’un chemin de fer par le Canadien Pacifique. Cette voie de communication servait alors au transport des voyageurs et a été une véritable source de développement de notre localité, en stimulant la venue de nouvelles industries.

Dans la foulée de ces événements, le début du XXe siècle apporte de grands changements auxquels Pont-Rouge n’échappe pas. L’apparition d’industries nouvelles dans la municipalité, l’augmentation de la population et les nombreux développements survenus dans les services sont autant d’indications montrant que les dirigeants de Pont-Rouge ont suivi la « marche du progrès ».

Le village de Pont-Rouge et la paroisse Ste-Jeanne-de-Pont-Rouge ont su garder, malgré leur division en 1911, une bonne entente permettant l’achat de biens et l’implantation de services en commun. Ce contexte a favorisé leur regroupement, le 3 janvier 1996, sous la désignation de Ville de Pont-Rouge.